Présentation

Mercredi 8 février 3 08 /02 /Fév 21:56

HISTOIRE



L’ histoire de l’ aspirine commence plus de deux mille ans avant la découverte de l'acide salicylique, dans l’Antiquité. Les thérapeutes de la Grèce antique avaient observé que les décoctions de certaines plantes pouvaient atténuer les douleurs. C’est ainsi qu’Hippocrate, aux environs de l’ an 4OO av JC recommandait une tisane de feuilles de saule pour soulager les douleurs. Théophraste, élève et ami d’Aristote avait établi la liste des plantes ayant les mêmes propriétés thérapeutiques et au premier siècle de notre ère Dioscoride prescrivait la décoction de feuilles et d’ écorce de saule blanc contre la podagre c’est-à-dire la goutte. Cette connaissance s’est répandue dans le monde entier mais également une confusion entre l’écorce de saule de nos pays, contenant la salicine, et l’écorce d’un arbre des pays lointains, contenant une substance de goût voisin et également active sur la fièvre, la quinine.


Au XVIIème siècle des marins avaient rapporté de leurs voyages des récits fabuleux et en particulier l’histoire d’un miraculeux arbre à fièvre poussant en Amérique du sud et utilisé par les indiens. En 1633 un moine nommé Calancha vivant au Pérou avait décrit la façon dont l’écorce était réduite en poudre et guérissait les fièvres. Des jésuites importèrent en Europe cette poudre qui fut connue sous le nom d’écorce du Pérou. Elle fut utilisée pendant deux siècles avant qu’on aie pu en extraire le principe actif la quinine au goût amer caractéristique.


En 1793 le reverand Stone alors président de la royal society of medicine écrit une lettre dans laquelle il rend compte du succès de l'écorce de saule dans le traitement des fièvres. Il y explique qu'il découvrit que l'écorce de saule avait les mêmes propriétés que l’écorce du Pérou, après avoir réduit l’écorce en poudre, il l’administra à une cinquantaine de malades toutes les 4 heures et ce traitement ne connut presque pas d’échec. L’écorce de saule fut dès lors employée pour traiter les fièvres, mais seulement comme succédané de l'écorce du Pérou qui devenait de plus en plus rare et de plus en plus coûteuse.

Certains scientifiques doutèrent de l’efficacité de l’ecorce de saule blanc mais on continua à l’utiliser. En 1825 Fontana, un pharmacien près de Verone isolait le principe actif du saule blanc qu’il appela salicine. Quelques années plus tard, c’ est un chimiste napolitain, Raffaelepiria, qui prépare l’acide salicylique à partir de la salicine. En 1874 un médecin de Dundee T.J. Mac Lagan base sur la thèse que la nature semble produire le remède dans les conditions climatiques semblables à celles qui ont données lieu a la maladie, il rechercha un remède pour le rhumatisme articulaire aigu avec la salicine, il mena des expériences sur des malades et les résultats furent au dessus de ce qu‘il avait espéré. Mac Lagan mettait en évidence les effets antipyrétiques, analgésiques et anti-inflammatoires pour lesquels les salicylates ont été employés depuis. Mais l’emploi des salicylates était limité par son goût et surtout ses effets secondaires non négligeables, gastralgies en particulier.


La solution future aux problèmes de tolérance fut découverte sans le savoir par un jeune chimiste francais alsacien, Charles Frédéric Gehrardt en 1853, qui observa que l’acétylation du salicylate produisait un composé nouveau, l’acide acétylsalicylique, mais le procédé pour l’obtenir était long et complexe et le chercheur décida de garder ce produit en réserve pour des études ultérieures. Sa mort prématurée trois ans après mit fin à ses recherches et sa découverte resta inexploitée. Quarante ans plus tard un chimiste allemand Felix Hoffman s’interressa au problème de l’acide salicylique. Il étudia les expériences de Gehrardt et développa de nouvelles méthodes pour la préparation de l’acide acétylsalicylique. Il montra que le nouveau composé conservait les mêmes propriétés que le salicylate et était bien mieux toléré. Il chercha un nom commercial, pour rappeler l’extraction de l’acide salicylique à partir de plantes du genre spiroea, il conserva la syllabe spir, la lettre a pour rappeler le processus d’acétylation, ajoutant la désinence in, il aboutit à aspirine.

C’ était en 1899. l’ âge de l’aspirine venait de commencer.

 


La firme Bayer entreprit la fabrication industrielle de l’aspirine et le nom d’aspirine devint alors une marque déposée. La firme Bayer garda le monopole de l’aspirine jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.


A la suite du traité de Versailles de 1919 la marque aspirine est tombé dans le domaine public en France , en Angleterre et aux Etats-unis.



Par tpe - Publié dans : Présentation
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